La Tresse était mon livre coup de cœur numéro 1 de l’année passée. Je retrouve ici la plume toujours aussi touchante et bouleversante de Lætitia Colombani. Dans cette histoire de la même veine que son premier livre, c’est toujours une ode aux femmes de toutes cultures et horizons, réunies en un même lieu que l’on retrouve.

Résumé

Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn out. Acceptant une mission bénévole d’écrivain public, elle est envoyée au Palais de la Femme, un foyer au cœur de Paris. Les résidentes s’appellent Binta, Sumeya, Cvetana, Salma ou la Renée et viennent du monde entier. Lorsqu’elles voient arriver Solène, elles se montrent méfiantes. Mais Solène est bien décidée à trouver sa place auprès de ces femmes aux destins tourmentés…
Un siècle plus tôt, Blanche Peyron œuvre en faveur des démunis. Elle a voué sa vie à l’Armée du Salut et rêve d’offrir un refuge à toutes les exclues de la société. Le chemin est ardu, mais elle ne renonce jamais.

Ma chronique

Le poids des mots de Lætitia Colombani est toujours plein de sens. Contrairement à La Tresse, ce n’est pas trois, mais deux histoires parallèles que l’on retrouve, celles-ci son liées, mais cette fois-ci par un même endroit : Le palais des femmes.
Solène qui vit à notre époque est brisée quand elle décide de faire du bénévolat en tant qu’écrivain public au palais. Blanche, la fondatrice du palais, va démontrer le caractère d’une femme de poigne et d’une détermination sans limite.

Deux destins reliés par un même endroit…

Ces deux victorieuses, de manière différentes, vont apporter plus de sens à ce lieu. L’une par les mots, l’autre par sa volonté. A leurs côtés, on retrouve d’autres femmes brisées par la vie, qui ont fui leur pays, qui n’ont pas eu la chance d’avoir une enfance sécurisante, qui se sont retrouvés à la rue etc… Une palette de femmes apprenant à se reconstruire, tout comme Solène.

Ce live est poignant, il vient chercher notre part d’humanité la plus profonde. Celle qui n’a qu’a tendre la main vers l’autre qui est dans le besoin. Il m’a ému et m’émeut encore. Des histoires tragiques parlant de misère, de pauvreté, de celles qu’on oublie quelque part au coin d’une rue. Durant ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de penser à Coluche qui a eu le même genre de combat avec la pauvreté.

L’amour et l’optimisme font soulever des montagnes.

Si les sujets abordés sont durs, on retrouve aussi une dose d’optimisme et de motivation. Si Blanche à réussi à construire ce palais à un coût inaccessible, si elle a rendu possible l’impossible, alors impossible n’est pas français pour quiconque à un projet dans la vie. Un autre côté positif, revient à la relation d’Albin et Blanche. Quel couple. Si Albin est un pilier pour Blanche. Elle, lui fait espérer en l’avenir. C’est un amour qui dure, toujours, jusqu’à la fin, jusqu’au dernier souffle.


Titre : Les victorieuses
Auteur : Laetitia COLOMBANI
Editions : Grasset
Genre : Littérature contemporaine
Date de parution : Le 15 mai 2019
Nombre de pages : 240 pages
Prix : 18€ (poche)


Ma note :