C’est avec un grand enthousiasme que j’avais envie de découvrir la plume de cette « papesse » du roman « feel-good ». Ma rencontre avec Sophie Tal Men fut vraiment agréable. Comme elle l’a dit lors d’une interview, elle écrit d’une façon telle qu’ on a l’impression de vivre l’histoire comme si on regardait une série télévisée.

Résumé

Après sa sortie de l’hôpital, Jacqueline, une octogénaire, réalise que le temps passe vite. Elle décide donc de réunir auprès d’elle en Bretagne les deux personnes qui lui sont les plus chères : Alexandre, son jeune voisin qu’elle a élevé, et sa petite-fille Margaux, qui travaille à l’étranger dans le chocolat. Pour mener à bien sa mission, cette grand-mère atypique se rend au bout du monde.

Mon avis

J’ai commencé l’histoire de Jacqueline « La Marquise », Margaux « La Reine de Saba » et d’Alexandre le beau brun, dans l’aéroport en attendant l’avion qui allait me mener jusqu’à Malia en Crête. Je retrouve ici la même aisance qu’en lisant du Virginie Grimaldi ou du Carène Ponte, normal feel good oblige. Il y a aussi une pointe de raffinement dans la plume de Sophie Tal Men que je ne saurais expliqué. Quant à l’histoire, on ne se doute absolument pas où elle va nous emmener.

Tout d’abord on devine bien qu’Alexandre et Margaux, embrigadés par une mamie déterminée comme Jacqueline, sont destinés tôt ou tard à se rejoindre. Mais cet embrigadement ne dure que jusqu’à la moitié du récit. Puis, il y a le chocolat, qui mêlé à ces trois personnages, ajoute un brin de douceur, de gourmandise et de tendresse. J’ai adoré le salon de thé de Raphaël (le cousin de Margaux), l’idée du mur rempli d’écriteaux avec des proverbes (si vous suivez mon blog, vous savez que j’adore les proverbes et citations). Je me demande bien si un tel endroit existe ou si il est le pur fruit de l’imagination de Sophie.

La deuxième moitié du récit prend une toute autre tournure, celle de la reconquête de soi-même. Le destin de chaque protagoniste change pour le meilleur et pour le pire (mais y-a-t-il vraiment un pire ? chacun n’a t-il pas retrouvé sa place ?). C’est là aussi où on comprend la double signification du titre : « qui ne se plante pas ne pousse jamais ». Je n’avais jamais fait le rapprochement et pourtant le deuxième sens me parle le plus : tel un arbre, plantons nos racines pour pouvoir nous élever, cessons de courir dans tous les sens et prenons le temps de nous poser. J’avoue avoir versé des larmes lors de certains passages et notamment vers la fin. 
Jacqueline est définitivement mon personnage préféré, voilà pourquoi ce livre est une ode aux grands-mères et grands-pères qui laissent pour héritage à leurs petits enfants, le choix d’être heureux. 


Titre : Qui ne se plante pas ne pousse jamais

Auteur : Sophie Tal Men

Éditeur : Albin Michel

Nbre de pages : 286

Prix : 18€ (broché)


Ma note : 4/5